PROBLÉMATIQUE DE CRÉATION ET GESTION DES INFRASTRUCTURES SPORTIVES

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Mr DJAOUPE

I- Définition

Les infrastructures sont un terme vaste. Le dictionnaire définit les infrastructures comme étant des installations et des systèmes fondamentaux desservant un pays, une ville ou une région. Cela sous en tant l’amélioration physique public et privée des routes, des ponts, des tunnels, l’approvisionnement en eau, des égouts, des réseaux électriques, des télécommunications.  Mais il a été défini comme les composants physiques des systèmes interdépendants fournissant des produits et services essentielles pour permettre de maintenir ou encore améliorer les conditions de vie de la société. Les infrastructures contribuent alors au bien être d’une société. Il faut noter que le mot infrastructure est utilisé en France depuis 1975 et en Angleterre depuis 1987. C’est un mot ancien et son usage a été fait par l’armé aux USA après la formation de l’OTAN dans les années 1940 et 1970.

Qui peut créer les infrastructures ? Cette question mérite d’être posée avec beaucoup de réflexion. 

II-Les infrastructures

Il existe donc deux types généraux d’infrastructure :  matérielle et logicielle. L’infrastructure matérielle fait référence aux réseaux physiques nécessaires au fonctionnement d’une industrie moderne alors que les infrastructures immatérielles désignent toutes les institutions qui maintiennent les normes économiques, sanitaires, sociales et culturelles d’un pays. Cela peut comprendre les programmes éducatifs, les statistiques, les parcs et installations de loisirs.

Projet de construction du centre africain d'Etude et de Sport au Togo.

III-/ GESTION DES INFRASTRUCTURES

Généralement en Afrique nous ne gérons pas bien nos infrastructures.  Par exemple après les matches, les stades sont abandonnés jusqu’à la prochaine compétition, où les concernés se sentent dans l’obligation d’apprêter les lieux. C’est à ce moment que les gazons sont soignés, les vestiaires nettoyés. C’est le moment de vérifier si une pluie ou un vent violent n’a pas ravagé les éléments sur l’aire de jeu, dans les tribunes ou les gradins. C’est une problématique qui laisse à réfléchir. J’ai eu l’opportunité d’arbitrer sur beaucoup de stades en Afrique  excepté 3 pays (Soudan du sud Erythrée et la Somalie) et j’ai pu ainsi comparer la mise en place et la gestion des infrastructures d’abord en Afrique du nord dans le Maghreb, en Afrique central, Afrique Austral et en Afrique de l’ouest.

Aujourd’hui le Togo peut se réjouir d’avoir innover avec les mairies; puisque, lorsque nous parlons du développement, nous devons au premier abord parler du développement communautaire. Il est donc impératif de créer des infrastructures pour que les peuples à la base puissent s’en servir. Mais est-ce que nous le comprenons ainsi?

Si l’objectif principal est de satisfaire aux besoins des peuples que nous sommes amenés à diriger ; il y a aussi un objectif secondaire qui s’inscrit dans un but lucratif. Les sociétés, les privés ne peuvent investir s’en attendre le retour.

Lorsque nous mettons en place des infrastructures pour la population c’est que nous attendons un gain à la fin des activités que nous allons mener. On peut parler d’une création d’infrastructures à but lucratif.

Disposons-nous des infrastructures adéquates en Afrique? Avons-nous suffisamment d’infrastructures pour organiser des évènements culturels ? Avons-nous de bons stades pour arbitrer des matchs dignes de ce nom ? Avons-nous des centre de formation efficients dans les pays africains ?

Selon la charte des sports au Togo, la création d’un centre de formation nécessite une autorisation au niveau du ministère. Ces règlements sont-ils respectés ? Tous les centres détiennent-ils une autorisation de création? Répondent-ils aux normes imposées par le ministère ? Ont-ils des encadreurs, et des éducateurs compétents ? C’est toutes ses problématiques que nous devons prendre en compte et voir dans quelles mesures nous pouvons améliorer pour que l’Afrique brille comme les autres continents autour de nous.

La gestion des infrastructures sportives pose d’énormes problèmes.

La gestion de l’infrastructure doit être confiée aux spécialistes des infrastructures, aux spécialiste des logistiques. Très souvent et malheureusement c’est l’agent de sécurité « le gardien » qui gère le terrain, et prend soin des gazons. Nous devons comprendre en Afrique, qu’il faille recruter un bon gestionnaire des infrastructures sportives.

Est-ce que nous avons pris des mesures en recrutant des gestionnaires spécialistes pour pérenniser ces acquis ? Je me pose cette question.

Parfois les gens disent qu’ils n’ont pas d’espaces pour construire des infrastructures sportives. Lorsque vous trouvez un petit espace pour créer un centre de formation vous devez vous adapter à cet espace-là. Vous pouvez mettre un petit terrain de 50m² pour contenir les entrainements et bien prendre soin de cela. Ceci contribuera aux développement de votre quartier et de votre commune.

Cependant, lorsque vous disposé d’un dortoir, des tribunes, des vestiaires, les entrées, vous devez faire appel à un spécialiste. On a beau construit des stades à coup de millions mais tant que le spécialiste n’est pas là pour gérer, ce stade se retrouvera dans un état délabré.

IV- Conclusion

Lorsque nous prenons soin des infrastructures que nous construisons à coup de millions et que nous recrutons la personne indiquée pour les gérer, nous aurons un résultat positif qui amèneront un développement durable de ce fait nous vivrons l’éclosion de la maire, de la commune dans laquelle nous nous retrouvons.

Je vous remercie!

LA MOBILITE DES JEUNES SPORTIFS AFRICAINS

Mr TSHIBANGU Kashama Tony
agent de joueur de FIFA, licencé par la Fédération Française de Football Professionnelle.

Organisation du football

Le football est organisé sous l’égide de la FIFA (Fédération Internationale de Football Association) ; des Fédérations ou des confédérations et des associations. Elle défini les modalités, périodes et mouvements des joueurs par rapport à leur zone dans le monde. Le mouvement de départ et arrivée des joueurs dans les différents clubs est appelé le Mercato, comme le Mercato d’hiver qui s’ouvre du 1er Janvier au 31 Janvier minuit et le Mercato d’ Eté qui commence le 30 Juin et prend fin le 31 Août minuit en France. Il est donc important pour les joueurs afin de savoir quelle période voyager car la mobilité des joueurs ne peut se faire qu’à cette période de Mercato selon chaque Fédération.

Joueurs mineurs

Première condition Les joueurs mineurs ne peuvent quitter leur pays pour aller joueur en Europe ou en France à moins de dix huit ans (-18ans). Il faut que le joueur qui voyage aie plus de dix huit ans (+18ans).

Deuxième condition Le joueur doit avoir joué un certain nombre de matchs officiels ( au moins 10 matchs) dans sa catégorie d’âge organisés par la FIFA car chaque Fédération dispose d’une charte (la bible) de football qui défini le statut des joueurs.

Joueur Majeur

En France, un joueur non communautaire qui a plus de 17 ans ne peut pas signer un contrat stagiaire ou professionnel sans les conditions précitées (sans avoir joué au minimum dix (10) matchs officiels de la FIFA dans son pays.

Le contrat stagiaire consiste à finir la formation du joueur ou à lui rendre plus performant. Si cette formation de performance s’est bien passée pour le joueur, le club peut décider de signer un contrat professionnel avec lui.

Le contrat du stage ne peut que être signé avec les joueurs africains de moins vingt ans (-20ans). Après vingt ans (20 ) c’est le contrat professionnel qui est signé, considérant qu’un joueur de 20 ans, par le nombre de sélectionnes nationales en Afrique dispose d’expériences nécessaires pour jouer le championnat professionnel en France.
Mais au cas où le joueur a un statut professionnel ou s’il est international, on peut lui faire signer un contrat professionnel pour cinq (5) ans au maximum y compris le stage.

Il faut savoir aussi que pendant la signature du contrat, le club ou le centre de formation a droit à une indemnité de formation par rapport au temps ou au nombre d’année que le joueur a fait dans le centre/club. C’est pour ça qu’il est important pour les centres ou les clubs d’établir un passeport ou une licence FIFA aux joueurs dès leur arrivée au centre/club. C’est pourquoi l’engistrement des joueurs dans le système FIFA Connect est important. Les indemnités sont calculées à partir du deuxième (2) anniversaire du joueur jusqu’au vingtième (20ème).

C’est quoi la demande d’enregistrement de contrat des joueurs professionnels ?

Un joueur qui quitte la zone Afrique et qui doit signer un contrat professionnel en France par exemple, doit se munir du contrat signé avec son Club précédent en Afrique.
A ce moment si tout est Ok, la fédération du pays qui accueille le joueur (par exemple la France) fait une demande du Certificat International du Transfert (CIT) à la fédération du pays du club précédent du joueur et le CIT est délivré gratuitement dont une copie est remise à la Fédération qui accueilli le joueur et une copie à la FIFA.

La Fédération du nouveau club du joueur doit notifier par écrit, le contrat professionnel du joueur après la réception du CIT avant d’engager le joueur en question dans le championnat ou la compétition. Tout ceci permet d’éviter double enregistrements du joueur. L’enregistrement du joueur se fait toujours avant l’ouverture du championnat, la saison en cours ou encore la période du transfert et non après. Au cas échéant, le joueur doit attendre l’ouverture du prochain Mercato ou période du transfert.

A savoir aussi qu’un joueur issu d’un centre/club en Afrique qui n’a pas joué les compétitions organisées par la FIFA ne pourra pas prétendre aller jouer en France ou dans les compétitions organisées par la Ligue Française de Football Professionnel.

Ces informations sont capitales pour la protection des jeunes sportifs ou joueurs africains qui débarquent en Europe ou en France sans connaitre les règlements des fédérations des autres pays afin de ne pas tomber dans les griffes des réseaux mafieux.
En conséquence, il est important que les centres ou les clubs sportifs rattachent à leurs services des agents de la FIFA qui ont des compétences juridiques pour bénéficier des conseils juridiques afin d’éviter des erreurs pendant la mobilité des joueurs.

Autres dispositions de la FIFA

A savoir aussi que le prêt du joueur peut se faire entre deux clubs, mais un joueur prêté à un club ne peut pas être prêté à un autre Club sans l’accord du club propriétaire du joueur.
Il est important de savoir aussi que les fédérations ou confédérations, par des Assemblées Générales, modifient leur règlement par rapport aux situations.
Cette crise sanitaire de Coronavirus (COVID19) va certainement amener certaines instances sportives à modifier leur règlement afin de protéger l’environnement sportif.

Le Forum du Sport Africain est un laboratoire pour plusieurs domaines
et si les travaux sont bien faits par les éducateurs, ça touchera les familles et les écoles et c’est une grande responsabilité d’éduquer les enfants/jeunes sportifs.

Formation Agent de joueur

La formation d’agent de joueur est organisée par la FIFA dont les
modules sont développés sur les connaissances juridiques, la
couverture sociale (INAM au Togo) et la maitrise spécifique à la
discipline (football).

Depuis un moment, la FIFA a libéralisé la licence d’agent de joueur qui est devenu l’intermédiaire de la FIFA.
Cette libération qui a été faite en 2014 avait pour raison aussi de mettre fin aux fraudes des agents licenciés qui utilisaient cette licence FIFA pour monnayer leur service qui est sensé être fait selon les règles établies. La plupart de ces agents malhonnêtes géraient mal les jeunes joueurs africains, voir même les abandonnaient parfois dans les rues de l’occident.

Cette libération de la licence d’agent de joueur était aussi une solution pour permettre aux joueurs de confier leur carrière à leur proche ou membre de famille à qui ils font confiance.
C’est aussi quelque part un inconvénient, car être agent intermédiaire de la FIFA sans connaissances juridiques ne garantit pas la protection des joueurs et leur contrat. Puisque être agent d’un joueur c’est de défendre les intérêts de ce dernier et non pas forcément à chercher à gagner de l’argent sur lui.

En conclusion

Il est important pour les dirigeants des instances sportives africaines et les responsables des structures de respecter les règles de disciplines sportives et les modalités de pratiques de sports.

Les connaissances juridiques doivent être enseignés aux sportifs depuis leurs structures de formations à la base.

Fait à Lomé au TOGO le 12 Juin 2020
Administration FSA

QUELLE EDUCATION POUR UNE FORMATION DE QUALITE ?

Les discussions sur le premier thème « Quelle éducation donner aux jeunes sportifs pour une formation de qualité ? » se sont appesanties sur deux points : une éducation sociétale et une éducation professionnelle. Un jeune aspirant sportif professionnel doit recevoir une bonne éducation de base, et une éducation formelle qui le prépare à devenir un leader.

I-/ L’EDUCATION SOCIETALE

Mr SETEKPO Koffi Emmanuel, kinésithérapeute togolais résident en côte d’ivoire, met l’accent sur la mise en place d’un cadre idéal, l’acquisition des infrastructures adéquates, et le recrutement des encadreurs compétents dans tous les domaines de la vie pour aider les jeunes à valoriser leurs talents dans d’autres domaines. Pour parvenir il faudra harmoniser les programmes de formation des différents centres sur le continent.

Ghassane EL BARHAMI, ex footballeur marocain, entraîneur et préparateur physique de football, est convaincu de par ses dix années d’expérience dans la formation des jeunes footballeurs, que le meilleur moyen de préparer une future société productive pour son pays est le sport. L’éducation par le sport, portent les valeurs nobles comme le respect, l’engagement, la détermination, la rigueur, la discipline, la coordination, la coopération,…
Les enfants ambitieux de pratiquer le sport doivent pouvoir le faire dans les meilleures conditions sans distinction ni discrimination avec des éducateurs qualifiés.

Pour Mr. ZIBO Ayouba, Directeur National des Sports Scolaires et Universitaires du Togo, l’objectif de l éducation de façon générale est de former un citoyen intégral, responsable capable de contribuer au développement de son pays. Ainsi au niveau du sport, il est question d’éduquer et de former nos jeunes par le sport en vue de les amener à participer efficacement au développement de nos différents pays et par ricochet de notre chère Afrique. Dans ce cadre il convient de relever qu’une bonne éducation sportive de base doit inculquer les valeurs civiques et citoyennes à nos jeunes et pourquoi pas aux dirigeants et encadreurs car en toute chose, il faut apprendre à aimer et à respecter son pays avant d’être motivé à sa construction. Il faudra aussi éduquer les jeunes sur les valeurs du fair-play et de l’esprit sportif.

Mr Konan Bernard, a zoomé l’importance de l’éducation sociétale qui est le pilier de réussite dans tous les domaines de la vie (sport, politique, scientifique, santé…). Un jeune qui n’a pas reçu cette éducation est enclin à violer les règlements, les lois. Nul n’est sans savoir que la violation des droits établis dans tous les domaines d’activités est passible de sanctions sévères qui peuvent freiner voir bloquer de l’ascension professionnelle du jeune.

Mr Benoît Diarra, Secrétaire Général de Yeelen olympique du Mali, par ses propos précise que l’objectif que doivent poursuivre les centres est de former les sportifs et les leaders, pour ce faire, il faut associer l’Education formelle au sport.

II-/ EDUCATION FORMELLE

Mr Jean Koffi Akpo, Manager de football de Harambee Football Management, Membre de Football For Frienship F4F Russie, pense que nous devons sensibiliser les jeunes sportifs sur l’importance capitale de l’Education formelle qui ne doit pas être bâclée au profit du sport. La tâche est ardue car la majorité d’entre ces jeunes ne rêvent qu’à l’aventure vers les pays occidentaux sans se soucier de l’éducation de base et pédagogique.

Mr. ZIBO Ayouba, poursuit dans le même sens en encourageant les jeunes sportifs à ne pas abandonner les classes et les encadreurs et entraîneurs à favoriser la formation professionnelle et surtout des formations aux métiers de sport afin de les préparer à se prendre en charge. Il propose l’organisation des sessions de formation en entreprenariat afin d’inciter les jeunes à avoir à côté de leur carrière sportive, des ambitions de création d’entreprise. Cette mission force les dirigeants, encadreurs techniques à être des modèles auprès de nos jeunes.

Mr Raphael AGOPOME, Directeur du Centre de Développement d’Athlétisme en Afrique, met l’accent sur la période de reconversion d’un jeune sportif.
Pour lui, donner une bonne éducation aux jeunes qui sont dans les centres de formations sportives, s’est pouvoir envisager toute leur carrière comme un double projets (un projet sportif et un projet pédagogique ou professionnel).
Ainsi tout jeune engagé dans un centre de formation doit pouvoir bénéficier d’enseignement technique sportif, mais aussi associer à cette formation sportive, une activité de reconversion qui lui permettra d’intégrer dans la société à la fin de sa carrière tout comme un étudiant qui a fait son cursus universitaire et embrasse un métier à la fin de ses études « penser à faire un homme complet ».

Dans cette optique, on ne doit pas attendre que le jeune finisse sa carrière sportive avant de penser à sa reconversion. Il faut dans l’immédiat intégrer les activités de reconversion dans la formation sportive tout en transmettant toutes les normes de la société au jeune comme les enseignements de bonnes conduites, de morale. En définitive penser à la formation complète de l’homme, parce que l’homme est un tout. Il n’est pas dissocié. Il faut donc inculquer les valeurs morales aux jeunes, leur apprendre à bien se comporter dans la société afin d’éviter les dérapages comportementaux quand ils arriveront au haut niveau. Un homme complet, l’homme du futur qui incarne les valeurs des sociétés est formé pour une bonne reconversion, quand on lui donne de l’opportunité de faire des études de qualités ou un enseignement professionnel pour lui donner un métier au bout de sa carrière pendant son séjour au centre.

Donc en conclusion, c’est une mission à double projets ‘’pédagogique et professionnel ‘’.

LA SANTE DU SPORTIF

Je me nomme SETEKPO koffi Emmenuel, kinésithérapeute d’état.

Généralité de la Médecine de Sports

Je dirai en introduction que, L’Histoire de la Médecine du Sport se confond avec celle de toute la Médecine.
• les Grecs connaissaient les vertus de l’exercice et des praticiens soignaient les blessés aux Jeux Olympiques.
• J.C. Tissot, médecin chirurgien des Armées napoléoniennes , auteur d’un livre remarquable sur ‘’l’utilité du mouvement ou des différents exercices du corps dans la cure des maladies ‘’, parlait déjà de l’utilité du mouvement ou des exercices du sport dans la cure des maladies. Il rappelle qu’il appartient au médecin de diriger l’usage de tous les exercices et d’en faire une juste application , ‘’la bonne médecine n’étant pas tant l’art des remèdes que celui d’apprendre à s’en passer. Cependant la médecine du sport dans sa forme actuelle est née du développement extraordinaire du sport dès la fin du XIX siècle.

En Afrique noire francophone, elle a commencé dans les années 70 grâce à la volonté de certains pionniers comme Anani MATHIA (TOGO), Constant ROUX (République de la Côte d’Ivoire, tous deux ex-présidents du comité national olympique de leurs pays avec l’appui du CIO et de la CONFEJES
Malgré cette volonté, le développement de la médecine du sport demeure lent en Afrique.

DEFINITION DE LA MEDECINE SPORTIVE:
C’est la MEDECINE DE L’HOMME SAIN EN MOUVEMENT!!! »
•C’est une SPECIALITE MEDICALE!!!
•C’est une Médecine PLURIDISCIPLINAIRE;
•C’est une Médecine d’équipe,
•Ce n’est pas la spécialité d’un seul individu, aussi doué soit-il.

BUTS
Elle a (04)quatre BUTS.
•ORIENTATION
•PREVENTION
•TRAITEMENT CURATIF
•RECHERCHE

ORIENTATION
•Le plus difficile en Médecine du Sport est de dire « OUI, VOUS ETES APTE ! ». C’est le’’ Check Up’’; c’est la délivrance du certificat médical d’aptitude: appelé Certificat de non contre-indication à la pratique du sport
•Il est obligatoire.
•Il nécessite des examens cliniques et paracliniques regroupant toute la multiplicité des disciplines médicales (Physiologie, Médecine,Chirurgie, Cardiologie….).

PREVENTION
• «La Prévention est la meilleure des Médecines!»
•Elle va du simple conseil diététique à la lutte contre les risques infectieux (paludisme, choléra, SIDA, MST), au respect des règles d’hygiène sportive(repos, tabac, alcool, sexe), à la prévention des traumatismes pendant l’activité physique (échauffement, étirements, état des aires de jeux, équipements, sécurité et environnement).
•Sans oublier les spécificités propres à la croissance de l’enfant et au Sport Féminin.

TRAITEMENT CURATIF
•Diagnostic des plus précis
•Traitement précoce et correct afin que le Sportif puisse reprendre la compétition dans les meilleurs délais, avec l’impératif d’avoir récupéré toutes ses capacités physiques grâce à une bonne rééducation.

RECHERCHE
La recherche fait évoluer la Médecine et contribue à l’amélioration des performances sportives.

ROLES ET RESPONSABILITES DU MEDECIN DU SPORT
Son rôle c’est de:
•faire prendre conscience aux sportifs, de l’intérêt de pratiquer un sport bien conduit, autant que des dangers qu’en recèlent les pratiques anarchiques.
•Surveiller la santé du sportif (entrainement, alimentation, sommeil…)
•Aider à l’accroissement des compétences du sportif
•Préserver la santé du sportif.

En conclusion
• La médecine du sport est une spécialité pluridisciplinaire
• Elle nécessite un travail d’équipe où la kinésithérapie occupe une place de choix
•Son but est d’offrir une pratique du sport bien conduite.

Le rôle du Kinesithérapeute du Sport

Pour beaucoup, l’activité sportive prend une place majeure dans le quotidien. S’il s’agit d’un véritable mode de vie pour certains, les objectifs sont multiples comme loisir, performance/compétition, évacuation de la tension nerveuse accumulée, prévention des troubles cardiovasculaire…
Ainsi, des lors qu’une blessure se présente, le sportif se voit contraint d’arrêter son activité sportive, pouvant entrainer un sentiment de manque physique voir psychologique etc…

C’est en ce moment que le kinésithérapeute du sport intervient, après un diagnostic du médecin. Celui-ci pourra agir aussi pour prévenir la blessure.
De ce faite le kiné joue un rôle, dans la prévention, rééducation, et dans la réathletisation.

LA PREVENTION
Elle a pour but d’éviter la blessure en proposant des soins de récupération post-effort, avec différents exercices de renforcement musculaire, d’étirement, à la fois analytiques et globaux (fonctionnels).

LA REEDUCATION
La rééducation interviendra suite à la blessure. En effet, l’activité sportive est source de blessures qui peuvent contraindre le sportif à s’arrêter et laisser des séquelles. La rééducation aura pour but de restaurer l’intégrité physique et psychologique du sportif, d’éviter les douleurs chroniques dues à la blessure, de diminuer la douleur, de récupérer les amplitudes articulaires, d’effectuer un renforcement musculaire, de travailler l’équilibre et la proprioception.

LA REATHLETISATION
La réathletisation intervient pendant et après la phase de rééducation.
Lors de la phase de rééducation, il s’agit par exemple d’entretenir les capacités cardiorespiratoires du sportif.
Le programme de réathlétisation est individualisé : il tient compte du sport pratiqué, des paramètres physiologiques du sportif et des caractéristiques de sa blessure.
Parfois cette coupure avec la compétition est profitable au sportif. Elle permet notamment d’aborder d’autres aspects de la préparation physique.
L’objectif est de rendre au coach un sportif dans la meilleure forme physique possible et de faciliter sa reprise.

JE VOUS REMERCI

Converger les idéaux, les forces, les compétentes et les expertises pour le développement de l’Afrique à travers le Sport

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